27 juil. 2014

Ni cru Ni cuit : Le globalisme contre le globalisme, le passé pour le future

Savez-vous ce que c'est ni cru ni cuit ?
Le fermenté ! Oui, bonne réponse. Mais, "Ni cru ni cuit" est aussi un livre sur la fermentation.
Beaucoup d'entre vous s'intéressent à ce sujet et viennent lire les recettes liées dans mon blog. Alors, je vous présente aujourd'hui ce livre où sent bon la fermentation.

 

 

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"Ni cru ni cuit" n'est pas un livre de recettes (bien que quelques unes indiquées). Mari-Claire Frédéric, son auteur nous invite au voyage aux quatre coins du monde à travers les aliments fermentés chez les peuples terriens.

La nourriture est au cœur de la vie des êtres vivants. L'homme n'est pas diffèrent, sauf que ce dernier y ajoute les rituels et le symbole. Dès lors, la façon de s'alimenter devient un des éléments principaux pour distinguer d'un groupe d'hommes des autres. L'homme transforme l'acte de s'alimenter en acte culturel, ce qui devient l'identité d'une culture.
La particularité alimentaire et culturelle s'exprime notamment dans les aliments fermentés. Ces mangers au goût étrange et dotés de l'odeur « spéciale », voire puante sont l'emblème d'une communauté qui peut répugner les étrangers. On fuit en courant le fromage, le kimchi ou le poisson fermenté quand on n'y est pas habitué.

Un globalisme enchanté Dans "Ni cru ni cuit", on apprend l'existence de innombrables produits fermentés au nom étrange de différentes langues, accompagnant les hommes au moment de rituels importants de la vie, tels que la naissance, la mort ou le mariage etc.
Quand on a lu tout cela, soudain, c'est là que la magie qui s'opère, on découvre que toute l'humanité, les différentes communautés parlant en langue différente, ayant la couleur de peau différente, font finalement la même chose : l'emploi des aliments fermentés et leur place primordiale et symbolique, ainsi que la recette. Les viscères des hommes restent mêmes, c'est ce point commun qui est la base de la culture identitaire. On est surpris de la coexistence (ou le recto-verso de la même chose ?) de l'universalité  et la diversité de la fermentation.

 

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Depuis l'Egyte ancienne

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en Afrique

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en Asie

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en Europe,

les hommes élaboraient la fermentation.
(Images extraites du livre)




L'auteur signale aussi le danger de l'industrialisation de l'alimentation qui menace nos précieuses viscères, en détruisant  non seulement la protection bactérienne, mais aussi la diversité culturelle.
La fin du livre me rassure, car il n'y a pas que vous et moi qui intéressons à la fermentation. Considérée jusqu'à récemment comme la pratique de l'ancien monde, la fermentation est de retour en force depuis quelque temps. Les grands chefs talentueux y font recours et la technologie de pointe étude les bienfaits des bactéries avec beaucoup d'intérêt. Le future puise son inspiration de la tradition.

Oeuf en meurette coréen ? Ainsi la fermentation est intemporelle en traversant le temps, et universelle en traversant l'espace. La preuve est la recette qui sera présentée au prochain billet de ce blog.
Dans le livre, l'auteur décrit sur l'origine de l'œuf en meurette, ce plat aurait été fait avec la sauce de poisson fermenté au IIe et VIIe siècle en région méditerranéenne. Vous savez quoi ? C'est ce que les Coréens font encore aujourd'hui. Comme quoi la terre est ronde...

Ce livre rond comme la terre, rond comme le ventre de la mère et rond comme l'assiette ou le bol donne envie de partir découvrir les délices qui sent bon fermenté. Si vous partez en voyage cet été, pourquoi pas avec ce livre pour vos vacances  ?
En attendant, vous pouvez déjà visiter les blogs de Marie-Claire Frédéric, Ni cru ni cuit ou Du miel et du sel. Oui, je vous recommande vivement de la connaitre, parce que nous partageons la même passion et je connais bien son amour profond pour la fermentation.

 

Ni cru ni cuit : histoire et civilisation de l’aliment fermenté
de Marie-Claire Frédéric
Alma Editeur (24 avril 2014)
360 pages

 

 

Posté par Luna k à 17:50 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
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Commentaires sur Ni cru Ni cuit : Le globalisme contre le globalisme, le passé pour le future

    J'ai vu que tu l'avais conseillée pour la Corée, car tu es citée dans les remerciements. Elle est où le recette de l’œuf coréen en meurette ?

    Posté par Patrick Cadour, 27 juil. 2014 à 19:03 | | Répondre
    • Oui, nous avons echangé plein d'information en privé ! C'est d'ailleurs nous nous somme rencontré grace à un billet que j'ai ecrit sur l'oeuf de poisson fermenté.

      L'oeuf en meurette, recette prévue pour le prochain billet.

      Posté par Luna, 27 juil. 2014 à 19:14 | | Répondre
  • Oui je l'ai mis sur ma liste de livres à me procurer d'ici peu. Je crois que sa lecture sera très constructive.

    Posté par VanessaV, 28 juil. 2014 à 22:40 | | Répondre
    • Très constructive et il y y aussi 18 recettes !

      Posté par Luna, 02 août 2014 à 10:20 | | Répondre
  • bonjour
    je travaille sur la lactofermentation a partir d'un livre de max labbé;ainsi que sur la fabrication de vinaigre arotisés aux légumes et aux plantes et bourgeons ;;vos conseils me seront fort utiles (ailes de raie au vinaigre;algues au vinaigre etc etc
    merci a très bientot

    Posté par soollilaisse22, 29 oct. 2015 à 17:20 | | Répondre
    • oui, j'adore les ailes de raie au vinaigre. je pense un jour publier la recette. Venez lire régulierement mon blog. Merci.

      Posté par Luna k, 06 nov. 2015 à 01:20 | | Répondre
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