05 janv. 2015

Recette de Voeux : Bibimbap blanc de nouvel an

Bonne année mes chers lecteurs !
Que le bonheur et l'appétit soient avec vous en 2015 !

Je profite d'ailleurs de l'occasion pour vous remercier de votre attention grandissante portée à ce blog. En 2015 aussi, je tâcherai de vous apporter des goûts à découvrir et des pensées à réfléchir au grand plaisir de régaler votre curiosité .

Pour débuter cette nouvelle année, une recette blanche est choisie, un clin o'oeil au coutume coréen de manger de la couleur blanche, symbole du nouveau départ. C'est la Tteokuk, soupe de pâtes de riz que les Coréens mangent traditionnellement.
Alors, les aliments blancs, il n'y a pas que les pâtes de riz. Pourquoi pas carrément un bibimbap, plat réputé par sa multi-couleur ?

 

 

bibimbap blanc

 



« Quiétude blanche » Pendant la préparation de ce bibimbap, j'ai senti que l'essentiel de cette recette serait de maintenir le calme « retenu » : gestes patientes de coupe détaillant, veiller sur les cuissons lentes.
Pour obtenir la couleur de produits sans bruler, il faut une cuisson douce : petite quantité de matière grasse et d'épices ajoutées, lentement attendris par leur propre humidité au feu très doux, à couvert. Je trouve que cette méthode est juste et fidèle à l'aliment en permettant préserver la couleur et le goût.

Comparé au bibimpbap habituel, le bibimbap blanc n'est ni ahurissant de saveurs, ni vertigineux en couleur, mais, les saveurs sont longue en bouche. L'impression délicieuse vient discrètement, mais surement.

 

 

bibimbap blanc1




Les ingrédients sont en saison, surtout le radis blanc est en ce moment très bon, gorgé d'eau et sucré, c'est le moment de profiter ! Et si par hasard, vous avez chopés 1ou 2 kilo de surplus grâce aux festins de fêtes, profitez de ce plat, riche en légumes et légère.

 

*****


Bibimbap blanc végétarien
Ingrédients pour 4

320g de riz rond
420ml d'eau
200g de radis blanc découpé en allumette (3mm x6cm)
200g de fenouil émincé (3mm d'épaisseur)
150g d'oignon blanc doux émincé (3mm d'épaisseur)
150g poire asiatique (nashi, à défaut, poire William bien ferme) découpé en allumette (3mm x6cm)
2 blancs d'oeuf
1 gousse d'ail finement émincé
2 c à café de blanc de ciboule haché
4 c à soupe d'huile de tournesol
1 c à soupe de vinaigre de riz
Poivre blanc, sel

Sauce
40g de pignon de pin
30g d'eau
1 c à soupe d'huile de colza
1,5 c à café de vinaigre de riz
0,5 c à café de sel
(option) 1 c à café de purée de raifort

-(Préparez au moins 3h avant) Mixez finement tous les ingrédients de la sauce, réservez
-(Préparez au moins 1h avant) Mêlez le poire avec le vinaigre, le sel et 1 c à café de ciboule haché, réservez

-Dans une poêle ou une casserole FOND EPAIS, sur feu doux (4/9), mettez 1 c à soupe d'huile végétale, jetez le radis et l'ail
-Salez et remuez une dizaine de seconde, puis, baissez le feu très très doux (2 ou 3 /9), laisser cuire doucement, A COUVERT : environ 12min
-Surveillez en remuant de temps à autre : la cuisson est mi-vapeur mi-sauté, le goût n'est pas dilué, la couleur n'est pas brulée
-Ajoutez 1 c à café de ciboule haché, poivrez et réservez au chaud
-Procédez de la même façon pour la cuisson de l'oignon et du fenouil (sauf l'ajout de l'ail et de la ciboule) : chaque légume est cuit séparément. Ne les ramollissez pas.

-Salez les blanc d'oeuf, mêlez brièvement
-Mettez un peu d'huile à la poêle chauffé au feu modérée et versez les blancs d'oeuf
-Eteignez le feu pour ne pas dorer, faites répandre les blancs sur la poêle
-Laissez ainsi, à couvert, jusqu'à ce que le blanc ne tache plus au toucher d'une cuillère
-Découpez en allumettes, réservez

-Entre temps, rincez le riz plusieurs fois à l'eau et laissez égoutter 10min
-Dans une casserole, mettez le riz et l'eau et portez à l'ébullition à feu fort, à couvert
-Des l'ébullition, baisser le feu très doux (2/9), laissez cuire jusqu'à la complète absorption de liquide
-Eteignez et laissez reposer 5min, à couvert
-Aérez les graines de riz à l'aide d'une spatule en bois mouillée
-Servez dans les grands bols, couvrez joliment dessus avec les légumes préparés
-Accompagnez la sauce séparément : chacun se sert soi-même, servez sans attendre

Posté par Luna k à 16:06 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , , ,


Commentaires sur Recette de Voeux : Bibimbap blanc de nouvel an

    Nick, ça a l'air très bon et j'ai bien envie de faire la recette un de ces jours, mais que fait-on avec les blancs d'œufs ?

    Bonne année à vous et merci pour votre merveilleux site !

    Posté par Armand, 07 janv. 2015 à 08:50 | | Répondre
    • Bonne année Armand ! Que le bon appétit soit toujours avec vous en 2015 aussi !

      Houlà, où j'avais ma tête ? j'ai oublié de mentionner le blanc d'oeuf ! C'est de faire une omelette et de couper en allumettes...
      Merci de m'avoir signalé, je corrige tout de suite.
      Luna

      Posté par Luna, 10 janv. 2015 à 00:46 | | Répondre
  • Bon, alors je l'ai fait, hier et soir et sans attendre. J'ai un peu modifié la recette bien sûr, sans même parler des blancs d'œuf... Et donc je confirme aux lecteurs que, modifié ou pas, c'est tout blanc et surtout que c'est vraiment très bon - avec un bon point particulier pour la sauce et un autre pour la poire. merci, Nick !

    Posté par Armand, 09 janv. 2015 à 16:33 | | Répondre
    • Ravie que la recette vous plaise. Moi aussi, j'ai aimé la salade de poire. D'ailleurs il y aura un billet sur la salade poire asiatique.

      D'apres mon ami, il trouve que les légumes apportent beaucoup de sucre, ce qui l'a fait mettre pas mal de purée de raifort dans la sauce pour neutraliser le sucre.

      Posté par Luna, 10 janv. 2015 à 01:00 | | Répondre
  • Les miennes, de poires, n’étaient pas des nashi mais des poires de je ne sais quelle variété recommandées par leur producteur : pas trop sucrées et très goûteuses, c'était parfait. pour le raifort, le mien est à la betterave donc déjà sucré ; je n'allais pas en acheter une racine rien pour ce plat (et j'ai horreur du raifort en pot, bourré de fausse mayonnaise).

    Sinon, j'ai suivi à peu près la recette, sauf que je n'ai pas mis de fenouil parce que je n'aime pas ça. Et que j'ai fait cuire un blanc de poulet (du chapon, à vrai dire) dans de l'eau additionnée d'oignon, de céleri séché et d'un peu de vert de poireau. j'ai servi le poulet émincé en fines tranches et le bouillon dans des bols pour accompagner le plat : c'était parfait. Et la sauce, miraculeusement, s'accordait si bien avec le poulet que vraiment j'ai eu le sentiment de ne pas avoir perdu mon temps.

    Sur ce, je vais saler des œufs de merlan, un peu comme vous faites saler les autres œufs de poisson pour faire du « presque tarama » : on verra bien ce que ça donne, même si les œufs de merlan sont si bons frais et montés à l'huile...

    Posté par Armand, 10 janv. 2015 à 09:42 | | Répondre
    • Moi non plus, je n'utilise pas la sauce raifort de commerce. J’achète la racine fraiche et râpe moi-même.

      La sauce de pignon est aussi fréquente dans la cuisine coréenne (ici j'ai un peu adapté à ma façon) que la sauce creme dans la cuisine française. Bien que l'on fait de moins en moins, car le pignon est de plus en plus cher et difficile de trouver la bonne qualité...

      Je vous souhaite bonne réussite pour les oeufs de merlan. Miam, ça me donne de l’appétit !

      Posté par Luna, 11 janv. 2015 à 15:27 | | Répondre
      • Chez nous, sur le marché, on trouve des pignons de qualité très honorable à 25 euros le kilo, évidemment ce n'est pas donné mais ça reste raisonnable une fois de temps en temps. Pur tout vous avouer, il s'agissait d'un reste après la confection de croissants aux pignons provençaux ! Et je me souviendrai de cette sauce, plutôt pour la viande blanche, peut-être pour les légumes, et certainement comme sauce de salade : un genre de pesto blanc, sans basilic.

        Pour les œufs de merlan, j'ai décidé que la manière « sudiste » de les faire (à peine salés, sans fermentation, montés à l'huile d'olive, à l'ail et aux herbes) convenait mieux au printemps, et qu'en hiver on pouvait tout à fait manger un genre de tarama.

        Et puis il y a peu j'ai trouvé une belle poche d'œufs dans le ventre d'une dame brochet, nous la nommerons donc une brochette : quel régal inouï !

        Bref, Nick-Luna, merci pour tout, merci pour votre blog, et à nouveau : belle et bonne année !

        Posté par Armand, 12 janv. 2015 à 10:05 | | Répondre
        • Hélas, je ne me suis pas relu : les pignons sont ici à 35 € le kilo, parfois 40 € selon les arrivages. C'est plus que 25 $, hélas hélas hélas !!!

          Posté par Armand, 12 janv. 2015 à 10:07 | | Répondre
Nouveau commentaire