La Table de Diogène est Ronde

03 avr. 2020

Covid-19 : Règles à respecter pour le port du masque

Pourquoi on n’apprendrait pas les règles d’utilisation du masque, au lieu de dire que le port du masque peut avoir un effet contre-productif car on ne sait pas les règles d’utilisation ? Tous les Coréens, dont je suis, ont appris comment porter correctement le masque. Je note ici ce qu'il faut savoir. Ce sera ma petite contribution contre la propagation du virus.



bos-covid19

Une imagerie montrant le flux d'air émané d'une personne : sans masque vs avec masque médical (Cliquez pour le crédit photo)

Nuage de gaz multi-phases provenant d’un éternuement humain (Source)

 

 

Bien porter le masque : Précautions, risques, entretiens


Attention au manque d’oxygène

Plus la matière du masque est « serrée », plus elle permet de filtrer de très petits particules, plus il est difficile de respirer normalement lorsqu’on le porte, obligeant à un effort pulmonaire et risquant une carence d’oxygène. Cela peut être grave pour ceux qui ont un problème respiratoire ou les femmes enceintes.

Les masques d'étanchéité élevée, FFP2 ou chirurgical ne permettent pas de faire des efforts physiques, même pas de marcher à un rythme soutenu, parce qu'il provoque rapidement l'essouflement. Ce type de masque n'est donc pas nécessaire dans la plupart des cas, sauf pour des professionnels de santé ou dans un espace avec du monde. Autrement un masque artisanal (fait-maison, alternatif, de fortune) peut être suffisant .
(P.S. Dans une étude récente, on a trouvé des virus vivants même aprè 7éme jours sur le masque chirurgical, et 2 jours pour les tissus.)

Ne touchez pas le masque
Visualisez dans votre tête que des impuretés ou des postillons sont retenues sur la surface du masque. Cette surface aura, en théorie, plus de concentration de virus que dans l'air. Il ne faut donc pas la toucher. Si on est obligé de toucher le masque, on tient par son anse (ou l'attache élastique). Sans cette manipulation scrupuleuse, le masque peut être effectivement une source de contamination.


Allergie, irritation, risque d’inhalation
Si le contact est prolongé, même un tissu doux et naturel peut provoquer l'irritation. Attention aux tissus utilisés pour le masque maison, certaines matières ou tissus utilisés peuvent provoquer l'inhalation de substance toxique.


L’humidité résiduelle du masque crée par la vapeur de la respiration, favorise-t-elle la survie du virus ? ça reste en question. Pour éviter le masque humide, fabriquez-les plusieurs et changez-en souvent. Gardez les masques utilisés dans un sachet plastique avant de le laver ou désinfecter.

Pour enlever son masque, on se lave les main d'abord, on l’enlève en tenant par une anse ou l’élastique, partie accrochant sur l'oreille, sans toucher la face du masque. On jète le filtre si on l'a mis (je vais citer plus loin des filtres) et lave le masque réutilisable avec le savon toute en se lavant de nouveau les mains. Si vous voulez, on peut faire bouillir par la suite. Si vous ne pouvez pas le désinfecter tout de suite, gardez le dans un sac plastique. Un masque est à usage unique ou à désinfecter avant de le réutiliser.

Comment fabriquer des masques soi-même, quelle matières utiliser


Avant la fabrication de masque, commencez par vous laver les mains. Soyez sur que le plan de travail est propre. Il n'est pas exclu que vous êtes un malade asymptomatique, si c'est le cas, seront contaminés les masque que vous fabriquez, et seront contaminés ceux qui portent vos masques. Je vous recommande donc de porter le masque pendant la fabrication.
Pour être sûr, désinfectez vos masques artisanaux qui viennent de quelqu’un d’autre avant de le porter.
Masque réutilisable

En tissus, à priori, de coton. Lavable et supportant le traitement de chaleur pour désinfecter (faire bouillir plusieurs minutes dans l'eau). Selon l'information, le covid-19 meurt à 63°C. Sinon, on peut le laver avec du savon assez longuement.
Pour mieux protéger, on superpose 2 ou 3 couches de tissu (voir vidéo). On peut faire une « poche » où on peut insérer un filtre éventuellement.

Selon le patron utilisé, on obtient une forme en 3D en créant de l'espace entre le masque et la bouche. Plus de confort, plus sécurisant et moins d’humidité résiduelle par la vapeur de la respiration. ( patron de masque)

Masque jetable


Les serviettes en papier : Daniel Garin, médecin et professeur, montre ici  comment faire le masque le plus simple au monde ! L'essuie-tout lavable peut s'utiliser, plus résistant et maniable que la serviette jetable. Mais attention, on n'utilise pas deux fois, même s'il est lavable. Vous verrez plusieurs façons de fabrication. ici ou ici. L'internet regorge de vidéo de démonstration.

Filtres

Un filtre se place entre deux couches de tissus de masque. Il ne touche pas directement à la peau.


J'ai trouvé des exemples de filtre sur internet : filtre à café, papier nettoyant électrostatique (type Sweefer), textiles non tissé, filtre papier utilisé en laboratoire, filtre à thé en papier, sac d'aspirateur, bonnet de soutien gorge ou prothèse slip....  !
J'ai vu aussi le filtre meltblown spécial masque en vente.

Pour le moment, on n'a pas de garantie sur l'efficacité et l’innocuité de ces composants de substitution. Certaines sont trop denses et rendent difficiles la respiration (par exemple filtre de laboratoire). En plus, on n'a pas d'information sur leur toxicité pour l'usage respiratoire.

Les filtres sont pour l'usage unique. Les impuretés, voire les virus peuvent y être retenues, jetez-les.

Pour ajuster au mieux le masque sur le nez (pince-nez), et diminuer ainsi l’écart entre le masque et le visage, collez ou insérer au masque un fil de fer plastifié  (ou juste du fil de fer ) qui se sert habituellement pour fermer le sachet de pain par exemple.

 

Capture d’écran 2020-04-03 à 20



Le port du masque doit être accompagné par d’autres précautions : Même avec le masque, on évite le contact, garde la distance, tousse dans le coude, ne sortir que pour si c’est nécessaire. N'oublions pas que ces équipements fortuits sont précaires comme un radeau sur la mer en tempête. C'est mieux que rien, c'est tout.

 

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22 mars 2020

Covid-19 : Pourquoi et comment fabriquer son masque soi-même

 

P.S. : Vu de nombreux vols de masques, méfiez-vous et n'achetez pas, si vous croisez des ventes suspectes de masques médicaux. Ne participez pas à l'ignoblerie !

Cliquez ici pour aller DIRECTEMENT lire les REGLES A RESPECTER pour le port du masque

.....

Si vous êtes lecteur habitué à mon blog, vous devez connaitre ma passion pour la fermentation, vous comprendrez donc pourquoi je suis naturellement sensible à tous ce qui est dans l'air, invisible à nos yeux,  y compris les virus qui me font beaucoup réfléchir en ce moment.

Dans ce billet, je remets en question l'avis d'experts français qui déconseillent le port du masque. Sachez cependant que je ne suis pas une scientifique, les contenus suivant ne sont pas certifiés par les spécialistes, j'expose mes propres réflexions basées sur des informations confirmées et de bons sens. L'erreur n'est pas exclue.
Je précise qu'il s'agit ici du masque fait-maison, non pas du vrai masque dont la priorité va bien évidement aux professionnels de santé et aux travailleurs en contact avec le public.

 

Capture d’écran 2020-03-22 à 00En corée, tout le monde porte le masque et continue à fabriquer artisanalement pour ceux qui n’en ont pas. (image wikipedia)

To mask or not to mask ? Telle est ma question depuis un bon moment. Entre la recommandation française et celle émise en Corée (je suis coréenne), je suis partagée.
En Asie, porter le masque est un geste de base pour protéger les autres et se protéger. En Europe, ainsi qu'en Amérique, il est déconseillé sauf si on est malade. Est-ce une différence culturelle, avis médicaux divisés, ou tout simplement une tentative de dissimulation de pénurie de masque ?

Quelle attitude à opter ? Pourquoi serait-il logique de porter le masque?

D'abord, c'est par le principe du mieux-que-rien. (valable à la conditions de respecter les règles de bon usage que je vais citer plus loin).

A part le type des masques certifiés hautement filtrant (masque de protection respiratoire), le masque chirurgical ne fait pas une barrière parfaite contre le Covid-19. Par exemple, l'écart entre le masque et le visage - rare qu'un masque, même médicale, soit ajusté parfaitement aux courbes d’un visage, laisse des postillons et d'aérosols y pénétrer.

Un masque médicale n'est donc pas si parfait que l'on se l’imagine. Mais les professionnels le portent parce que ça aide. Un masque fait-maison n'est pas imperméable, pas aussi performant, mais ça aide, il saura même partiellement empêcher des postillons, une effet "écran". si tout le monde porte le masque, l'effet redouble (= moins d'emmission + moins de réception).

On dit qu'un porteur de virus sain (un contaminé n'ayant pas (encore) de symptôme) est un diffuseur plus fort de virus qu'une personne avec des symptômes. C'est-à-dire, des gens apparement bien portant, sans masque, que vous croisez chez votre boulanger peuvent être à l'origine de  votre contamination.

La Corée, géographiquement proche de la Chine, ayant beaucoup d’échange de personnes et de marchandises est plus exposée au risque du virus que la France.
La Corée déclare 8,799 contaminés (au 21 mars) après avoir pratiqué un très large dépistage. Quant à la France 12,483 contaminés à la même date, et ce, n'ayant fait qu’un dépistage insignifiant. Ce qui suppose qu'il y a beaucoup plus de contaminés « en liberté » en France. Ce sont ces gens-là que nous risquons de croiser. Vous comme moi, nous pouvons être « ces gens-là ». (Lisez cet article)
Apres ce constat, je fait prudemment, mais légitiment cette hypothèse : L’absence de masque, ne serait-elle pas une des causes de la propagation rapide du virus en Europe ?

 

bos-covid19Une magerie montrant le flux d'air émané d'une personne (Cliquez pour le crédit photo)


Le confinement dispenserait-il du masque ? Non, tant qu'on n'est pas soumis au confinement absolu, c'est-à-dire, pas de sortie pour travail, ni pour faire des courses, on rencontrera des risques inattendus, des incidents non contrôlables.
Un exemple : j'ai reçu hier un colis. On sonne, je panique, mais, au moins je me mets les gants et ouvre la porte, voilà le livreur à moins d'un mètre de moi, lui sans masque me dit des choses en me transmettant le colis. Tout cela s'est passé tellement rapide que je n'ai pas eu le temps de «prendre des précautions». Un autre exemple. Une amie, à la fermeture son lieu de travail, reçoit son gardien lui apportant des clés. Ce dernier, sans masque bien entendu, fiévreux visiblement, tousse près d'elle. Elle a à peine eu le temps de se reculer.
Un contact imprévu est toujours possible, et même si nous, on perd les pédales, le masque et les gants continuent à nous protéger.

Selon les partisans des anti-masques, si on n'est pas habitué, le masque engendrerait une sensation gênante et étouffante, ce qui favoriserai les contacts avec le visage.
Non, cette sensation de inconfort du masque est plutôt bénéfique, justement, elle peut aussi rappeler et se rappeler sans cesse que nous ne sommes pas libres et qu'il faut faire attention à tout moment. (Si on n'a jamais porté un masque, il est effectivement difficile à imaginer ce mécanisme.)
A l'inverse, sans masque, on est exposé davantage au toucher. Sachez que en moyenne, notre main touche notre visage toutes les deux minutes et demie. L'automatisme, c'est plus fort que nous. (lire l'article)

Conseils d'utilisation du masque fait-maison et du masque : Précautions, risques, entretiens

- Plus la matière du masque est « serrée », plus elle permet de filtrer de très petits particules, plus il est difficile de respirer normalement lorsqu’on le porte, obligeant à un effort pulmonaire et risquant une carence d’oxygène. Cela peut être grave pour ceux qui ont un problème respiratoire ou les femmes enceintes.

- Visualisez dans votre tête que des impuretés ou des postillons sont retenues sur la surface du masque. Cette surface aura, en théorie, plus de concentration de virus que dans l'air. Il ne faut donc pas la toucher. Si on est obligé de toucher le masque, on tient par son anse (ou l'attache élastique). Sans cette manipulation scrupuleuse, le masque peut être effectivement une source de contamination.

-Allergie, irritation, risque d’ inhalation : Si le contact est prolongé, même un tissu doux et naturel peut provoquer l'irritation. Attention aux tissus utilisés pour le masque maison, certaines matières ou tissus utilisés peuvent provoquer l'inhalation de substance toxique.

-Je vais citer plus loin des filtres que certains coréens utilisent dans le masque fait-maison. Mais pour le moment, on n'a pas de garantie sur l’innocuité de ces composants de substitution.

-L’humidité résiduelle du masque crée par la vapeur de la respiration,  favorise-t-elle la survie du virus ? ça reste en question. Pour éviter le masque humide, préparez-les plusieurs et changez-en souvent. Gardez les masques utilisés dans un sachet plastique avant de le laver ou désinfecter.

-On dit que le sentiment de sécurité éprouve lorsqu’on est équipé d'un masque et des gants peut diminuer la vigilance. 
N'oublions pas que ces équipements fortuits sont précaires comme un radeau sur la mer en tempête. C'est mieux que rien, c'est tout.

 

Capture d’écran 2020-03-22 à 00

Comment fabriquer des masques soi-même, quelle matières utiliser

Avant la fabrication de masque, commencez par vous laver les mains. Soyez sur que le plan de travail est propre. Il n'est pas exclu que vous êtes un malade asymptomatique, si c'est le cas, seront contaminés les masque que vous fabriquez, et seront contaminés ceux qui portent vos masques. Je vous recommande donc de porter le masque pendant la fabrication.
Pour être sûr, désinfectez vos masques artisanaux qui viennent de quelqu’un d’autre avant de le porter.

Masque réutilisable
En tissus, à priori, de coton. Lavable et supportant le traitement de chaleur pour désinfecter (faire bouillir plusieurs minutes dans l'eau). Selon l'information, le covid-19 meurt à 63°C. Sinon, on peut le laver avec du savon assez longuement.
Pour mieux protéger, on superpose 2 ou 3 couches de tissu.(voir vidéo) On peut faire une « poche » où on peut insérer un filtre éventuellement.
Selon le patron utilisé, on obtient une forme en 3D en créant de l'espace entre le masque et la bouche. Plus de confort, plus sécurisant et moins d’humidité résiduelle par la vapeur de la respiration. ( patron de masque)

Masque jetable
Les serviettes en papier : Le médecin et professeur Daniel Garin montre ici  comment faire le masque le plus simple au monde !
Certaines essuie-tout lavable peut s'utiliser. Il est plus résistant et maniable que la serviette jetable. Mais attention, on n'utilise pas deux fois, même s'il est lavable. Vous verrez plusieurs façons de fabrication. ici ou ici. L'internet regorge de vidéo de démonstration.

Filtres
Pour aller plus loin, on peut insérer des filtres entre deux couches de tissus. J'ai trouvé des exemples sur internet :filtre à café, papier nettoyant électrostatique (type Sweefer), textiles non tissé, filtre papier utilisé en laboratoire, filtre à thé en papier, sac d'aspirateur, bonnet de soutien gorge ou prothèse slip....  ! J'ai vu aussi le filtre meltblown spécial masque en vente.


Il faut aller plus prudemment pour les filtres, certaines sont trop denses et rendent difficiles la respiration. En plus, on n'a pas d'information sur leur toxicité pour l'usage respiratoire.
Personnellement j'ai été curieuse du papier électrostatique, et en ai acheté spécialement. L'odeur de parfum synthétique est horrible. Apres les avoir aérés pendant 2 jours dans l'espace calme afin de ne pas provoquer l’électrostatique pour rien, il n'y a plus aucun odeur. Mais à part la toxicité éventuelle, la réelle efficacité des filtres reste toujours en question.

Les filtres sont pour l'usage unique. Les impuretés, voire les virus peuvent y être retenues, jetez-les.

Pour ajuster au mieux le masque sur le nez (pince-nez), et diminuer  ainsi l’écart entre le masque et le visage, collez ou insérer au masque un fil de fer plastifié qui se sert habituellement pour fermer le sachet de pain par exemple.


Comment enlever le masque ? C'est important de respecter ces règles. On se lave les main d'abord, on l’enlève en tenant par une anse ou l’élastique, partie accrochant sur l'oreille, sans toucher la face du masque. On jète le filtre si on l'a mis, et lave le masque avec le savon toute en se lavant de nouveau les mains. Et on peut désinfecter par la suite. Si vous ne pouvez pas le désinfecter tout de suite, gardez le dans un sac plastique. Un masque est à usage unique ou à désinfecter avant de le réutiliser.

Le port du masque doit être accompagné par d’autres précautions : Même avec le masque, on évite le contact, garde la distance, tousse dans le coude, ne sortir que pour si c’est nécessaire.

Je vous rappelle encore une fois, que le contenu de cet article est basé sur une analyse personnelle, il n'est pas certifié par une expertise scientifique. Mais je me permets d’écrire pour vous susciter votre questionnement.
Salutairement votre.

 

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18 mars 2020

Si c’est la guerre contre les Covid-19, allions-nous !

Paris, Mardi 17 mars 2020, une douce journée ensoleillée baigne la capitale, ça tombe presque mal en ce premier jour de confinement. Contrairement à ce beau temps dehors, nous vivons le premier jour d’une période qui s'annonce grave, la grisaille et l'angoisse sont en nous.

Se confiner pour rester unis
Comme Emmanuel Macron le déclare dans son discours, la guerre est là, nous sommes cernés d’ennemis inconnus et invisibles.
Contre cette guerre, nous possédons des atouts importants car en matière de système de santé la France est probablement un des pays les plus performant et humaniste que nous connaissons. Des mesures fortes ont été prises et la communication pour les précautions contre la contamination est toujours largement diffusée.

Malgré mes réserves sur cette coutume bien française pour l’indiscipline, je suis certaine que l’intelligence et le civisme seront au RDV. Face à une cause universelle comme celle de la santé, je souhaite vivement que mes amis français fassent la preuve de leur attachement à cette Fraternité qui consiste à penser aux autres et prendre ses responsabilités, et donc à respecter les règles.

 

Levez-vous contre les pandémies, lavez-vous les mains !

 

Protégez vous et défendez vous 
Les gants, les masques, les désinfectants et des soins de qualités, sont essentiels, mais les dispositifs extérieurs ont leurs limites. Encore une fois, cet ennemi invisible est redoutable et inconnu (ou à peine connu) laissant le risque et le doute s’installer malgré toutes nos précautions.
Dans ces conditions, la plus performante et certaine des protections réside aussi à l’intérieur de nous même; c’est bien notre système immunitaire qui nous protège des agressions extérieurs. En bonne santé, notre corps sait  généralement faire face .
Aujourd’hui et les jours prochains, nous avons l’urgence d'entrainer ce système, une armée dont nous nous disposions tous.
Pour cela, notez encore ces quelques bonnes habitudes à adopter :

Réparez-vous, dormez : Essentiel car le sommeil répare, et ça tombe bien, en travaillant  de chez soi, on risque moins d'être en retard…

Non au stresse, oui à la bonne humeur : Tous les efforts physiques ne servent à rien si l'esprit ne suit pas. Notre corps possède une capacité extraordinaire de défense mais, à la condition qu’il pense que la vie est plutôt belle. Soyez détendu et faites confiance à votre corps.

Bougez : Je viens de vous dire que notre corps est extraordinaire, mais il ne l'est pas sans effort. Si on ne bouge pas assez, le corps s’endort et ses fonctions paressent. Les exercices physiques lui rappellent qu’il a de la vie à faire vivre, et qu'il fait fonctionner normalement le système de défense.
Sur l'internet, on trouve nombreux vidéo de gym pour tous les niveaux, faciles à suivre à la maison.

Mangez : Notre corps est fait de ce que nous mangeons. Mangeons bien pour son bien, c’est aussi simple que ça.
Le contexte est spéciale, le confinement limite de choix des aliments, en revanche, ça nous permet plus de temps pour cuisiner.
Pour l’équilibre alimentaire, on choisi principalement des végétaux avec un peu de produits d’origine animal et on évite des aliments transformés industriellement. Si on n'a pas de légumes frais, utilisez des surgelés ou des conserves, même si ce dernier est moins nutritif. Je rappelle que les probiotiques et des prébiotiques contenus dans les produits fermentés sont de puissants alliés de notre  système immunitaire.

.....

Oui, je sais, nous avons déjà entendu ces recommandations de très nombreuses fois et les trouvons super banals à force, mais nous devons être conscients que nous tous sans exception, seront touchés, soit directement par le covid-19, soit par les conséquences économiques et sociales de cette crise. 
Il convient d’agir dès maintenant et à tous les niveaux où nous le pouvons pour réduire les dégâts qui nous attendent. Devant la crise et l’urgence que nous traversons ce message doit être répéter, entendu et compris.

Habituellement, si une cause me cause, je suis plutôt partisane pour l’action individuelle, mais dans cette situation, je suis convaincue que nous ne réussirons à traverser cette  épreuve que si nous sommes tous unis et fraternels.

Dans ce moment particulier de confinement, je suis rassurée de prouver que l'on n'est pas isolés et que nous pouvons continuer à échanger des idées. A très bientôt pour partager des informations et des idées utiles. D'ici là protégez-vous bien  !


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16 mars 2020

Sommet sur les fermentations

On aurait aimé que ce lundi soit encore le jour le plus déprimant de la semaine comme les autres lundis : devoir aller travailler.
Non, aujourd’hui, et certainement pour les prochains jours aussi, beaucoup d’entre nous sont obligés rester confinés à la maison. Nous devrons trouver des solutions pour travailler à distance et nous occuper seuls ou en famille.
Bon, cherchons de cotés positifs malgré tout. Espérons de passer de bons moment en famille, lisons, et cuisinons (Ne dites pas encore que vous n'avez pas de temps ! ). Et puis, l'internet reste un lien externe « sanq risque sanitaire », ce qui me donne une possibilité de vous adresser sans sortir de chez moi.

C’est le bon moment de vous intéresser à la fermentation, les pré-biotiques et les pro-biotiques. Ce sera fort utiles dans cette période incertaine puisqu'ils vous aidront vous renforcer le système immunitaire.

J’ai participé au projet "Sommet sur les fermentations", mené par Sophie Renaudeau. Sur cette plateforme regouroupant des idées autour de la fermentation alimentaire, vous apprendrai beaucoup de conseils et de pratique. Vous trouverez aussi mes interventions. Je vous laisse ici sa présentation par Sophie Renaudeau

 

Capture d’écran 2020-03-16 à 14




Sommet sur les fermentations

Je sais que vous le savez déjà : votre microbiote intestinal joue un rôle clé dans votre santé... Mais trop de gens sont insatisfaits par la nourriture souvent chère, des saveurs fades, le gaspillage d’aliments frais oubliés dans le frigo ou de devoir acheter des probiotiques, des prébiotiques ou d'autres compléments alimentaires pour soigner leur digestion. 

C'est pourquoi nous aimerions que vous vous joigniez au Sommet sur les fermentations alimentaires

Des millions de personnes souffrent parce qu'elles ont perdu le lien avec les bactéries de l'environnement, elles sont partout autour de nous et aussi à l'intérieur de nous. De ce fait, ils ont oublié comment préparer les aliments de manière traditionnelle et délicieuse comme le faisaient nos ancêtres.

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi vous pouvez bien digérer le pain au levain ou le kéfir au lait, alors que vous avez généralement du mal avec les céréales ou les produits laitiers ?

Le site « Sommet sur les fermentations » répondra à cette question suivi par des tonnes d'autres conseils et a, littéralement, réunit LES MEILLEURS EXPERTS FRANÇAIS en matière de fermentation.

Le site a comme mission d'éduquer le monde sur ces techniques oubliées de préparation des aliments de la manière traditionnelle, les plus délicieuses et les plus saines qui soit.

Cela vous semble juste ?

“La fermentation s’apparente à la magie pour moi. La fermentation c'est voir les aliments se transformer sous nos yeux, développer ces goûts étonnants et c’est aussi adopter une alimentation vivante qui nourrit,  guérit, régule l'humeur et rassemble les gens. C'est notre lien direct avec la nature. Elle interagit avec notre corps d'une manière apparemment miraculeuse que nous ne comprenons même pas complètement aujourd'hui".  - Sophie Renaudeau

Le saviez-vous ?

"Nous sommes essentiellement microbien, le corps humain contient plus de cellules bactériennes qu'humaines ! On estime que chaque être humain porte sur lui environ 2 kilos de bactéries"

Pourquoi participer ?

Les aliments fermentés sont faciles à faire et très écologiques. À l'époque où nous n'avions pas de réfrigérateur, les aliments fermentés faisaient partie des régimes alimentaires de quasiment toutes les cultures avant même que nous connaissions leur intérêt nutritionnel.

Faites vous même de la nourriture riche en probiotiques


Les aliments fermentés sont sains et nutritifs. En plus de contenir des prébiotiques et probiotiques, ils sont aussi riches en nutriments, qui font souvent défaut dans les régimes alimentaires modernes.

Les ferments sont délicieux et variés ! Il y a les incontournables comme le pain, le vin et le fromage mais beaucoup d'autres nourritures fermentées reviennent au goût du jour tels que le kéfir et la kombucha et les légumes lacto-fermentés.

Rejoignez-nous pour le sommet de la fermentation, si vous le souhaitez :

- comprendre les effets des aliments fermentés sur votre santé.
- apprendre quels aliments fermentés vous pouvez facilement faire chez vous.
- maîtriser les principes et les techniques de la fermentation et créer des recettes uniques.
- découvrir quelles méthodes modernes vous aideront à fermenter facilement et efficacement.
- économiser sur les aliments au prix exorbitants et acquérir des connaissances grâce à plus de 30 vidéos experts.

À votre bonne santé,

Sophie Renaudeau

Rejoignez le Sommet de les Fermentations




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07 janv. 2020

Kimchi millésime 2020

Bonne année à vous tous !

Pour fêter ces jolis chiffres 2020 qui feront surement couler beaucoup du vin ici et là,- c'est la France ! - j'ai concocté du kimchi millésimé.

 

kimchi 1

 

Si tout se passe bien, ce kimchi sera entamé à la fin de cette année ou en début de l'année prochaine. Ou pourquoi pas attendre encore plus ? 2 ou 3 ans tant qu'à faire. Vous savez, le kimchi vintage est très apprécié en Corée.

 

kimchi 2

 

9 Kg de chou, ça a l'air beaucoup au début, mais après la salage et l'égouttage, le volume diminue beaucoup. Néanmoins, 7 litres de bocal ont été necessaires pour contenir le tout.

 

kimchi 3

 

Je suis heureuse de cette mise en bocal Spéciale Nouvel an et espère que naissent beaucoup de belles vies dedans.

 

kimchi4

 

Je vous souhaite un bon commencement de l'année vin-vin !

 

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01 mars 2019

Manger le vivant : les microbes, du sol au ventre

manger le vivant

 

Les micro-vies comme bactéries, moisissures ou levures, si petites qu'elles sont invisibles à l'oeil nu et que l'on les a nommé les microbes, prennent une très grande place dans notre vie. Désignait comme porteurs de maladies au moment de la découverte de leur existence, aujourd'd'hui on a compris l'indispensabilité de leur rôle dans l'eco-système. Sans eux, la roue de la chaîne alimentaire ne roulerait pas. 

La grandeur des microbes ne s'arrete pas là. Leurs actions sur les aliments, il s'agit donc de la fermentation, ne concernent pas que la matière physique, mais l'esprit aussi s'y mêle intimement : L'âme humain a ressenti comme "mystérieux" ces êtres invisibles exerçant la magie de la transformation des matières en donnant au final des produits dont nous devenons addicts. Pensez à notre faiblesse pour les boissons enivrantes, les fromages délicieusement odorants, la longueur interminable de goût umami de la sauce de soja, la saveur explosive du kimchi ou encore la tentation diabolique du chocolat... La vie serait fade sans. 

Dans le temps où l'explication scientifique sur la fermentation n'etait pas encore établie, l'homme voyait une intervention divine dans l'aura de ces saveurs si spéciales, obtenues par des processus inexplicables....
Ainsi, la fermentation est une affaire des microbes qui, non seulement se prolifèrent dans les matières biologiques, mais aussi titillent la pensée spirituelle des hommes.

C'est pour parler de cette dimension "imaginaire" de la fermentation que j'ai été invité au colloque intitulé "Manger le vivant : les microbes, du sol au ventre", organisé par la Chaire Unesco Alimentations du monde au 15 février 2019 (voir le programme détaillé). C'etait une occasion de rencontrer des scientifiques, des artisans et des penseurs permettant une approche pluridisciplinaire à la relation entre les microbes et la vie. Le colloque a été ouvert au grand public et un grand succés enregistrant 550 personnes assistées, ce qui montre bien la curiosité sur la vie secrete des microbes. Il nous faudrait encore plus d'evenement cemme celui-ci pour partager la connaissance sur la fermentation.

 

 

Vous verrez dans ce vidéo mes conversations avec Perig PITROU, anthropologue, sur le symbolique de la fermentation, sous titre du "MANGER LE VIVANT POUR VIVRE : ÉCHANGES AVEC L’INVISIBLE", suivis des exposés sur la fermentation du pain, du cacao et du vin. On apprend dans le vidéo ci-dessous comment les microbes jouent un rôle important dans l'ecologie, l'alimentation et la santé.

 

il est temps d'être conscient que l'on n'est "jamais seul", comme le titre de l'ouvrage de Marc-André SELOSSE, biologiste, qui a donné conférence inaugurale du colloque. Car les microbes, ils protègent notre corps contre les aggressions de l'extérieur, ils sont en nous et hors nous, ils sont nos ancêtres, nous composent à présent et nous décomposeront plus tard. Ils sont nos âme soeurs. Nous sommes inconcevables sans eux.

 

 

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27 avr. 2018

Rencontre de deux Corées : Qu'est ce qu'on mange au dîner de sommet ?

Si manger est une acte nourricière pour une survie physique, la cuisine est une pratique de l'esprit de convivialité en plus du manger.
Au delà d'un simple protocole, la cuisine joue un rôle important dans la politique où les rapports se basent sur la démonstration de forces. Le partage d’émotions autours de plaisir de bonne chère est un moyen adoucissant mais aussi une arme efficace pour s'entendre, la gastronomie est un art de la diplomatie par excellence depuis toujours dans la société des hommes.

 

Capture d’écran 2018-04-27 à 03

Moon et Kim, tête à tête



A la rencontre historique de dirigeants de deux Corées, qui se déroule au 27 avril 2018, la gastronomie assume encore une fois cette mission délicate  : réussir des négociations. Pour cela, le diner est composé de plats riches en symbol et histoire. Je vous raconte ici le menu qui sera au cœur et l'estomac du événement historique.

 

 

Capture d’écran 2018-04-27 à 03

Salade aux poulpes



Pour commencer, la poulpe péchée dans la mer de Tong-young, pays natal de M. Yun Isang, talentueux artiste accusé faussement d'être un espion en faveur du Nord par le gouvernement anti-communiste extrémiste du Sud. Il s'etait rendu en Corée du nord en 1963 en cherchant une inspiration musicale au pres d'une peinture ancienne dans un site archéologique situé au Nord. Emprisonné à vie par la police du Sud, mais sauvé par la pétition des musiciens allemands, il a fini sa vie en exil en Allemagne sans pouvroir revenir en Corée.

 

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Rösti


Rösti, mets évoquant de la jeunesse de Kim Jung-en ayant fait ses études en Suisse. Ce plat national suisse à base de pomme de terre représente un esprit «  unificateur  ». Bien que le mot rösti lui-même signifie le clivage entre la suisse alémanique et romande, il est plébicité par toute la Suisse.

 

 

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Saint-Pierre

 

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Refugiés et soldat au port de Hungnam en 1950


Plat de poisson Saint-Pierre, spécialité de Busan, du pays natal de M. Jae-in Moon, président actuel de la Corée Sud et l'acteur principal qui a débouché des mois de tensions extrême américano-coréenne du nord vers cette rencontre de sommet.
Il est aussi enfant des rescapés de la guerre de la Corée. Ses parents étaient dans le navire américain Victory dont le capitaine a choisi de transporter 14,000 réfugiés du Nord vers le Sud en décidant de jeter des armes dans la mer lors de l'évacuation Hungnam en la Corée du nord. Sans cette acte d'humanisme, M. Moon ne serait pas là.

 

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Bœuf réunificateur 

 

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Convoi de boeufs vers la Corée du nord en 1998



Du bœuf « réunificateur » grillé. C'est l'histoire du fondateur de l'entreprise Hyundai, M. Ju-young Jung, natif du Nord. Souffrant de ne pas pouvoir retourner dans son pays natal, il initie la collaboration économique entre le Sud et le Nord et, en guise d'aide humanitaire, envoie une troupe de 500 bovins d'une race pure coréenne vers le Nord. Dans la ferme de M. Jung au Sud, on continue toujours l’élevage des descendant de ces bovins appelés « boeuf de réunification ».

 

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Pyeon-su

 

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Bibimbap


Au souvenir de deux présidents précédents, Muhyun No et Daejung Kim, ayant tenté la dédiabolisation du Nord et le rapprochement entre deux Corées, (Quand jetait petite, je croyais que les communistes avaient le visage rouge ert des cornes !) les cuisiniers ont travaillé des produits de leur pays natale en associant aux spécialités du Nord: Pyeion-su, ravioli natif de Gaesung, ville située en Corée du Nord, il est farci de fruits de la mer venant du pays du Président Kim au Sud.
Voilà le fameux bibimbab, fort en symbol de fusion, «  Mélangez pour faire du goût  !  ». Remarquez ici la provenance de ces légumes, c'est de la DMZ, zone frontalière séparant les deux Corées, no-mans land, donc très propre non pollué. Le riz utilisé dans ce plat vient du pays du président No.

 

 

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Le Nengmyoen, nouilles de sarrasin froides, originaire de Pyeon-yang au Nord. Au Sud, il symbolise la gastronomie du Nord et passionnent les gens du Sud. Quand on est un gastronome, on doit forcement avoir une connaissance distinguée sur ce mets minimaliste au bouillon clairissime. Après tant de discours fantasmé sur ce plat dont la plupart de gens du Sud n'ont jamais gouté l'original (à part des personnes âgées qui ont vécu au Nord avant la guerre), c'est enfin l'heure de découvrir le vrai nengmyeon A.O.C. cuisiné par des spécialistes du Nord.

 

 

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Une Corée

 

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Infusion au Hanlabon et gelée au pollen de pin


Pour finir la rencontre en douceur, un dessert en chocolat, décoré d'une image de la Corée réunifiée, apparaissant quand on casse la coque en sphère. Il est suivi de l'infusion à l'agrume issus du mont Hanla, la plus haute au Sud et la mignardise au pollen de pin récoltés du mont Bekdu, la plus haute au Nord.

 

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Coté alcool, Moonbae-sool, alcool distillé, recette transmise depuis 1000 ans dans la région de l'ancien royaume de Goryeo situé au Nord. Cette alcool est pourtant très populaire au Sud.
Dugyeon-ju, alccol issu de la fermentation de riz et d'azalée. Les Coréens ont un sentiment particulier à l’égard de cette fleur, elle a quelque chose de folklore et présent dans l'image mentale de la nature en Corée. Et puis, elle est la fleur qui annonce le printemps. On porte un toast pour e dégel !

Bon, honnêtement, après un repas aussi chargé de signification et de souhait, on devrait quand même arriver à se réconcilier, n'est-ce pas  ?

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16 févr. 2018

Lune, soleil, lune, soleil, le temps coule et la bonne soupe coule

 

annéé du chien

 

2018 l'année de wouaf wouaf !


Bonne année  mes chers lecteurs ! Je vous salue lunairement, aujourd'hui 16 février est le premier jour de l'an 2018.
Bien que les occidentaux appelle le nouvel an chinois, il n'y a pas que la Chine, mais beaucoup d'autre pays asiatiques célèbre le nouvel an à ce jour  ;  la Corée, le Vietnam, la Mongolie, et les pays ayant une forte lien avec la Chine, comme Taiwan, Singapour, Macao en font aussi. Ce n'est pas le cas du Japon, car dès le XIXe siècle, il a adopté officiellement le calendrier solaire grégorien.

Je n'ai pas honte de faire abusivement le nouvel an deux fois par an, (je n'ai pas l'impression de prendre deux ans en une année...) l'un selon le coutume d'ici en France et l'autre selon le coutume coréen. Pourquoi pas ne pas profiter des occasions des gourmandises et des réunions festifs  ?
Je prépare la soupe spéciale nouvel an, un de mes plats préférés et partage avec mes amis. Voilà la fête des expatriés coréens célébrée tout simplement.
Le nouveau phénomène, ici comme ailleurs, est que le sentiment cérémonial chargé de devoirs s'estompe de plus en plus. Beaucoup de gens, surtout des jeunes profite du congé donné à cette occasion en partant en voyage avec des amis ou en petite famille, plutôt que de se stresser par le devoir familiale, de la retrouvaille bruyante avec parents, cousins, oncles et tantes etc. comme la tradition exigeait.
Finalement, les dates sont des chiffres indicateurs pratiques pour se localiser dans le temps, mais ce n'est un norme ni universel, ni indispensable.

A chacun son nouvel l'an Il existe plusieurs calendriers à travers de différentes civilisations, basés sur le mouvement du ciel ou des événements religieuses. Le calendrier est un repère primordiale autour duquel s'organise la société. Aujourd'hui, le temps est global, le calendrier réellement fonctionnel dans le monde est grégorien. Les autres calendriers restent plus ou moins à l'usage rituels ou symboliques, quoi qu'il est encore très utile pour l'organisation agricole.

Pour être précis, ce 16 février 2018 est le nouvel an luni-solaire plutôt que lunaire. En Asie de l'Est, le calendrier est fixé en considérant deux planètes, le soleil et la lune. Cette méthode consiste à ajuster la différence du temps entre le lunaire et le solaire en intercalant 7fois le 13ème mois en espace de 19 ans, c'est le cas du calendrier chinois et hébraïque. (Cependant leur façon d'insérer les mois intercalaires est différente, la méthode chinoise est astro-climatique , l'hébraïque tient compte d’événements religieux).
Le nouvel an purement lunaire est musulman, du calendrier hégirien. Etant donnée qu'il est basé seulement sur les mouvements lunaire, il résulte un écart assez large par rapport le calendrier solaire, 42 ans solaires égalerait 43 ans lunaires. Chez les musulmans en générale, le 1er jour de l'an n'est pas très important comparé aux autres jours de fête portant des significations religieuses.

Bon, tous ces mesures et considérations pour (et contre) le temps qui coule, c'est loin, astronomique, mais ici le moment est gastronomique, ma soupe de nouvel an est prête, avec des pâtes de riz blanches rondement douces et des raviolis maison, rehaussée de petits morceaux de viande et de belles couleurs jaune et blanc d'oeuf délicatement cuit, l'arôme de ciboule fraiche le rend définitivement irrésistible. On mange et sent le bouillon gouteux qui coule dans la gorge et apprécie du moments présent, toujours nouveau et unique dans le temps. Avec cette soupe de raviolis, j'ai mes nouvel-ans quand je veux  !

La recette de la soupe en vidéo  :

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27 janv. 2018

Le Kimchi et la Fermentation, présentés à Le Gout du Monde sur RFI

Kimchi et Fermentation

L’émission Le Gout du monde sur RFI dans laquelle je parle du kimchi et de la fermentation.

Aujourd’hui spécialement, l’émission consacre sa 1er partie à M. Paul Bocuse pour lui rendre  hommage. 

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